La séquence sensorielle de l’ingestion

La séquence sensorielle de l’ingestion

Le nez est situé juste au dessus de la bouche et ce n’est pas pour rien.

C’est le gardien d’entrée de l’organisme. Il peut ainsi percevoir et analyser les odeurs que dégage un aliment avant qu’il soit en bouche. Après une analyse biochimique, si le système des besoins internes en juge les résultats intéressants, il rendra cette odeur attirante et il sera ingéré. Sinon, il sera écarté (parfois même violemment).
Mais un aliment c’est aussi ce qu’il y a à l’intérieur, et qui ne dégage aucune molécules dans l’air tant qu’il n’est pas ouvert.
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Comment en parler avec…

Comment en parler avec votre médecin?

Nos ancêtres ont vécu sans médecins, sans hôpitaux ni pharmacies pendant des millions d’années et pourtant nous sommes là aujourd’hui. Est-ce une raison pour les rejeter aujourd’hui ? Évidemment que non, une jambe cassée reste une jambe cassée, un cancer, un diabète, un infarctus aussi. Non, ce serait ridicule, tous ces corps de métiers, toute cette science, toutes ces recherches ont produit de la connaissance et un savoir-faire pour nous aider quand nous en avons besoin.

Ceci étant, le corps médical est majoritairement symptomatique et la médecine préventive est balbutiante et le restera tant que le paradigme culinaire règnera en maître dans nos sociétés. Il revient donc à chacun de s’en occuper.

Hippocrate disait…, non je ne vais pas vous la faire …

automne

Par contre si nous sommes nous-mêmes les artisans de notre santé préventive, et que nous voulons profiter de la médecine de pointe qui a cours aujourd’hui lorsque nous en avons besoin, accident ou maladie, peu importe, il faut absolument travailler la communication. Mais pour pouvoir communiquer avec le corps médical il faut avoir des cartes et de préférence des atouts, des arguments qui tiennent la route.

Les médecins s’appuient sur des travaux scientifiques, des études en double aveugle, etc., ils ont des cartes ; mais vous aussi vous en avez, le travail réalisé dans ce mémoire s’appuie sur près de 350 publications scientifiques qui valident une démarche, elle aussi, strictement scientifique. Et ce mémoire est téléchargeable gratuitement, libre à vous d’en communiquer l’adresse à votre médecin, non pas pour le contrecarrer, mais pour l’informer des raisons de vos choix. Des choix validés avec les mêmes outils qui ont servi à élaborer la médecine d’aujourd’hui. Autrement dit, écoutez votre médecin et suivez ses recommandations, mais expliquez-vous en continuant à prendre soin de vous, votre meilleur argument sera toujours de guérir plus vite et plus facilement qu’une moyenne statistique.

Comment en parler avec votre famille, avec vos proches, avec le professeur des écoles de votre enfant ?

Le problème est quelque peu différent, les enjeux ne sont pas les mêmes, mais ils peuvent très vite vous isoler si vous n’y mettez pas un peu du vôtre. Expliquer plutôt qu’affronter quand c’est possible. En outre, avec une bonne connaissance des différentes tendances crudivores, il sera facile de composer, de faire preuve d’un peu de souplesse quand on sait qu’il est possible de rattraper le coup ensuite…

Pour terminer ce long préambule : la connaissance, la connaissance, la connaissance.

Le savoir est un pouvoir non violent à utiliser sans modération…

Dominique Guyaux

A chaque situation sa solution

Connaître, se connaître, se reconnaître…

Connaitre les différentes façons de manger cru.

Se connaitre pour pouvoir en toutes circonstances choisir la moins pire des solutions à défaut de pouvoir adopter la meilleure.

Se reconnaître, c’est reconnaître les autres tendances crues pour ce qu’elles apportent afin qu’un réseau naisse, s’amplifie et se répande au-delà de vous et de vos proches.

Pour que ce réseau s’immisce dans les fondements de notre société et vienne enfin remettre en cause ce paradigme culinaire qui a déjà tant fait de mal à notre espèce…

Une multitude de témoignages

Les acteurs de la révolution alimentaire qui est aujourd’hui en marche sont nombreux et variés, ils communiquent et transmettent grâce à internet, ils sont accessibles et leurs followers, qui se comptent par milliers, témoignent autant de leurs bonheurs que de leurs difficultés.

L’ère des gourous détenant et prônant leur vérité hégémonique est dépassée. La connaissance est à portée de toutes et tous, la critique aussi. A quoi bon vous extraire, arbitrairement, tels ou tels témoignages ? Ce travail, c’est à vous de le faire, c’est à vous d’accéder à la connaissance et à vous de la relativiser en fonction de votre propre histoire.

Je profite de l’occasion pour exprimer toute ma reconnaissance à ces acteurs qui œuvrent pour diffuser ces différentes façons de profiter du cru sans pour autant les faire passer pour de grands crus…

Les nombreuses façons de manger cru

Compte tenu de ce que nous savons maintenant, toutes les pratiques alimentaires conduisant à augmenter la part de cru dans l’alimentation sont à encourager. Des milliers de personnes y sont venus et de multiples écoles ont vu le jour :

Crudivorisme sensoriel, cueilleur, collecteur, instincto, crusine,  crudivores, crudistes, végétaliens, végétariens, végan, manger vivant, graines germées, jus, hypotoxique…

Tant et si bien qu’il est souvent difficile de s’y retrouver en toute logique, hors visions sectaires et interprétations ou explications hasardeuses, voire erronées.

Le travail réalisé dans ce mémoire EPHE a permis de mettre un peu d’ordre dans tout cela pour, au final, déboucher sur une mise en garde :

Attention, nous ne sommes pas qu’un ventre, nous avons une histoire, une vie sociale, des amours, voilà pourquoi aujourd’hui, ce mode alimentaire issu du fond des âges doit être vue comme une carte maitresse à utiliser en complément d’autres façons de manger cru. Et non pas comme une vérité absolue.

Manger cru est un chemin en soi mais ne doit pas être une fin en soi, car il est impératif de savoir pour pouvoir composer avec le monde dans lequel nous sommes nés et nous évoluons aujourd’hui.

Ce chemin est fait d’étapes : de l’hypotoxique du Dr Seignalet, aux jus pouvant servir de tremplin vers un cru plus complet, à la crusine qui permet de manger cru en composant ses plats ou ses repas comme un artiste, et de les partager en toute convivialité, au végétalisme, végétarisme ou végan, qui permettent de manger cru en assumant des convictions morales tout à fait justifiables, à condition d’en bien connaître les limites (associations profitables, complément vit 12 et D), jusqu’aux modes alimentaires dits sensoriels, comme ceux du cueilleur et du collecteur (instinctothérapie), qui offrent des avantages santé considérables mais tout autant d’inconvénients d’ordres pratiques.

Aucun de ces modes alimentaires ne doit être considéré comme une vérité absolue. Tous ont leurs avantages et leurs inconvénients et seule la connaissance peut permettre à chacun d’en faire un bon usage en fonction de ses propres contraintes de vie, culturelles, familiales, affectives, professionnelles, financières, etc.

Des références scientifiques solides

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Pour les besoins de mon mémoire de fin d’étude (EPHE) j’ai cherché toutes les publications scientifiques ayant un rapport avec le « manger cru » et la santé. J’en ai recensé plusieurs dizaines qui démontrent preuves à l’appui combien les aliments crus sont bénéfiques pour la santé. J’ai aussi cherché celles qui disent le contraire et j’en ai trouvé quelques-unes, elles se comptent sur les doigts d’une main, qui tendent à montrer combien manger cru peut être néfaste pour la santé. Je les ai décortiquées et discutées ; quasiment dans tous les cas, j’ai pu expliquer rationnellement en quoi les expériences étaient biaisées ou pourquoi les conclusions étaient absurdes.

Parallèlement, j’ai recherché toutes les publications se rapportant aux aliments transformés et à leurs conséquences sur la santé. J’en ai recensé là aussi plusieurs dizaines qui pointent systématiquement sur les méfaits de la cuisson des aliments sur la santé, de la cuisson sous toutes ses formes dès 40°. Le fait que l’usage culinaire du feu par l’homme l’ai considérablement aidé à certaines époques de son évolution n’y change rien et je n’ai pas omis d’en parler, ni dans ce mémoire, ni dans « L’éloge du cru ».

Par ailleurs, j’ai pu constater qu’aucune des études valorisant le manger cru ne prenait en compte la sensorialité, olfactive, gustative et digestive. Et pour  cause, il existait très peu d’individus pratiquant l’alimentation sensorielle. Quand bien même, tous les scientifiques ont été modelés depuis leur toute petite enfance par le puissant paradigme culinaire. Ils sont donc à priori tout aussi partiaux que le commun des mortels à l’égard d’un mode alimentaire dont la grande majorité peut difficilement imaginer l’existence.

Compte tenu de la puissance et de l’incroyable sophistication de notre système sensoriel périphérique couplé à notre système des besoins internes, ils ont été largement décrits dans le mémoire et dans « l’éloge du cru », nous ne pouvons plus nous étonner de l’impact que l’alimentation sensorielle entraîne sur la santé et dont témoignent leurs pratiquants. Ceci étant, ce mode alimentaire présente de nombreuses difficultés dans sa mise en pratique ; et ces difficultés doivent absolument être prises en compte afin de valoriser les autres façons de manger cru qui existent aujourd’hui plutôt que de les opposer…

« Du cru au cuit, du cuit au cru »

Mémoire EPHE, 2014…

Ce document est un mémoire écrit pour valider l’obtention du Diplôme de l’École Pratique des Hautes Etudes (EPHE). Il y est question d’alimentation, de cru et de cuit, et de l’évolution des conduites alimentaires de l’espèce humaine tout au long de son histoire…

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« Quand je serai seul avec la mer »

TF1 Éditions, 1994…

Je rêvais de faire le tour du monde à la voile, j’avais même abandonné une licence d’océanographie pour apprendre à réparer des voiles, apprendre un métier pour vivre mon rêve…

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