Bonjour à tous,
Le dernier stage que j’animerai se tiendra les 28 et 29 mai 2022.
Oui, le dernier et je m’en explique ci-après.
La formule de stage à laquelle j’ai abouti, intitulée « Lancement sensoriel et Transition alimentaire », est le fruit de trente années de recherches, d’expériences et de synthèses,
C’est un aboutissement, ce que j’ai pu faire de mieux pour faciliter une transition alimentaire, pour le meilleur et sans le pire.
En fait, c’est mon héritage, et c’est pourquoi j’ai décidé d’en tirer une Formation en ligne que je destine autant aux particuliers souhaitant passer de la théorie à la pratique, ou compléter leurs connaissances, qu’aux Naturopathes ou autres guides en transition alimentaire souhaitant ajouter une corde fondamentale à l’arc de leurs connaissances.
Le support de cette formation est une carte marine intitulée : «Carte AlimenTerre de la Santé». Magnifiquement dessinée par Joachim Rossignol, avec ses îles réparties en différents océans, mers et archipels, elle permet pour la première fois de représenter les différentes façons de se nourrir en fonction de leur impact sur la santé. La formation permettra d’acquérir les connaissances permettant de naviguer entre l’Océan culinaire et l’Océan Crulinaire en respectant au mieux sa propre nature, et sans sacrifier son histoire, ni se couper du monde, ou lui faire la guerre. Oui c’est possible.
Cette carte est prête et je la publierai très prochainement.
Quant à la formation en ligne, elle est prévue pour début septembre.
Une fois qu’elle sera en place, c’est avec la conscience du devoir accompli que je reprendrai le cours de ma vie là où je l’ai laissé, il y a trente-cinq ans à Pargo, un petit village de pêcheurs perdu de la Péninsule de Paria au Venezuela, alors que je me savais condamné à une vie de repli… Et soudainement, j’ai été percuté de plein fouet par la conscience d’une stupéfiante résurrection. J’avais trouvé un trésor et je ne pouvais pas le garder pour moi, si je pouvais le transmettre… alors ma dette, acquittée… il fallait que j’en aie le cœur net.
Persuadé que j’avais mis le doigt sur une véritable potion magique susceptible de concerner tous les êtres humains, je me suis lancé dans une incroyable traversée sans même savoir si elle me conduirait quelque part. Devant moi, j’avais le tout puissant paradigme culinaire, et pour y faire face je n’avais que cette volonté indéfectible de chercher jusqu’à comprendre, pour savoir expliquer, et transmettre.
Tout au long de ces décennies, j’ai rencontré des montagnes d’obstacles, chaque fois que j’en franchissais un, un autre me défiait. J’ai failli abandonner dix fois, cent fois, mais je n’ai jamais écouté la petite voix de la raison qui voulait jeter l’éponge. Les dernières années ont été les plus difficiles à vivre, mais la terre était en vue et j’ai tenu bon.
C’est donc la conscience tranquille que je vais changer de vie.
Avec quand même une pensée pour les centaines de stagiaires que j’ai pu accompagner avec ce que je savais à ce moment-là. A tous ceux-là, j’ai envie de dire que j’ai été heureux de leur rendre les clés de leur intimité sensorielle. Quoi qu’ils en aient fait, quand on sait… c’est comme le vélo, c’est pour toujours.
Une pensée aussi pour les milliers de lecteurs anonymes qui ont su tirer parti de mes écrits pour élever leur conscience alimentaire et leur niveau de santé, c’est pour eux aussi que je me suis trituré la cervelle pendant tant et tant d’années.
Et enfin, j’envoie une dernière pensée à tous mes proches collaborateurs, ceux que j’ai formés et qui ont dû me supporter sans parfois bien comprendre ou accepter le prix de mon obstination. Je les remercie très chaleureusement pour m’avoir aidé à transmettre les connaissances accumulées tout au long de ma vie, et je suis heureux qu’ils aient pu en tirer profit dans leur propre existence.
Aujourd’hui, j’ai envie de retourner à l’école de ma vie, de celle que j’ai laissé passer pour m’occuper de la vôtre.
Il y a quelques mois, un bateau m’a fait un clin d’œil ; son nom : La Rose des Vents. Je n’ai pas tout de suite compris que ce clin d’œil ne s’adressait pas à moi, mais à l’Asclée Rose, le catamaran qui m’a guidé jusqu’à Pargo… Une rose des vents, le hasard a bon d’eau… pour changer de cap.
Oui, j’ai envie de retrouver le goût du sel sur ma peau et la saveur des embruns sur mes lèvres.
Oui, j’ai envie de me retrouver seul avec la mer pour tourner une page et tenter d’apercevoir le titre du prochain chapitre de ma vie.
Oui.

